Fraîchement diplômé du Pratt Institute de New York, Lloyd Llewellyn est le héros de la première histoire que Clowes ose envoyer à un éditeur dont il contribuera à faire les riches heures : Fantagraphics, qui a ses débuts éditait un magazine d’information sur la BD, The Comics Journal. Au milieu des années 80 commence à apparaître une véritable bande dessinée d’auteur américaine, qui vient concurrencer ces géants que sont DC et Marvel et leurs superhéros ridicules. La riche idée de Fantagraphics sera de consacrer de petits volumes à un auteur, qui seront par la suite collationnés et distribués sous forme d’albums hardcover. En plus des aventures foutraques de Lloyd, ce qui fait la valeur ajoutée de cette édition est une introduction de Clowes himself, dans lesquelles il commente avec humour chaque histoire, détaillant les élément de la pop culture des années 40, 50 et 60 qui l’ont inspiré. Ainsi retrouve t’on le romancier Mickey Spillane, Lee Hazlewood, Esquerita (le chanteur et pianiste de Harlem), et milles autres choses. Au fil de la lecture des aventures du héros miteux, on voit le style graphique évoluer : chose surprenante, Clowes évoque l’influence du dessinateur français Serge Clerc, ayant oeuvré dans les pages de Métal hurlant, et de ses héros comme Sam Bronx, mélangeant ligne clair et revival art déco typique des années 80. Vers la fin de l’album, le style Clowes, que l’on retrouve par exemple dans Like a Velvet Glove Cast in Iron, s’affirme.
foxylounge




Vos commentaires
# Le 27 février 2011 à 22:45, par sabrdage
En réponse à : Daniel Clowes, Le monde de Lloyd Llewellyn
La grande qualité d’un Clowes se trouve autant dans son graphisme que dans son style "littéraire", et ses dialogues cyniques et angoissés ont toujours été un régal pour moi. Cependant je trouve que ses dernières parutions se sont trop Chris Warisées, la crise de la cinquantaine ?
# Le 28 février 2011 à 11:27, par Yann
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Qu’entends-tu par "Chris Warisé" ? Daniel Clowes reste Daniel Clowes…
# Le 28 février 2011 à 11:29, par DrNoze
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Moi la Chris Warisation de Clowes ne me gène pas. Dans The Death Ray, par exemple, ça ajoute vraiment quelque chose à son style et la forme porte bien le fond. Par contre son dernier bouquin, Wilson, est, c’est vrai, vachement plus light, et, hormis deux trois tirades jouissive et mémorables, on perd effectivement cette dimension "littéraire". On est loin de la fulgurance du Velvet Glove mais je ne crois pas que ce soit lié à sa forme emprunté à Ware.
En tout cas je n’ai pas lu ce Lloyd et je compte bien rattraper ce retard rapidos...
# Le 28 février 2011 à 15:01, par delet
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je veux dire que ses histoires sont devenues trop autocentrées et glauques. exactement ce qui m’a toujours saoulé dans la bd indé. et même death ray, qui est pourtant excellent m’a donné cette impression de déjà lu. bon je suis un peu dur justement parce que j’ai adoré ses anciens trucs, comme par exemple sa nouvelle intitulée "caricature" qui en quelques pages raconte une histoire vraiment marquante.
# Le 28 février 2011 à 15:14, par DrNoze
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Je croyais que tu parlais de la "forme" narrative qui se complexifie et qui va emprunter plusieurs styles graphiques et narratif (strips, etc) faisant référence aux heures de gloire de la bd US, et qui combinés raconte une seule histoire. (à la la Ware)
Excellente nouvelle que "caricature", mais pour le coup on y retrouve un concentré de clichés de la bd indé US (glauque et autocentrée).
# Le 28 février 2011 à 17:54, par delet
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tout à fait, pour ça aussi...
et il a toujours été dans ce créneaux misérabiliste bien sûr mais, comment dire... avec plus de nervosité !
# Le 28 février 2011 à 18:02, par delet
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en fait c’est simple yaka comparer la couv de Lloyd et celle de Wilson et vous comprendrez direct ce que j’ai ressenti dans son évolution, haha !
# Le 1er mars 2011 à 09:27, par DrNoze
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Ok, c’est vrai qu’il s’est sacrément molassonisé le Dan. Tu as raison c’est l’âge...
# Le 6 décembre 2011 à 08:59, par Nestor
En réponse à : Daniel Clowes, Le monde de Lloyd Llewellyn
Prrtt, intelo de mes 2
# Le 6 décembre 2011 à 09:08, par DrNoze
En réponse à : Daniel Clowes, Le monde de Lloyd Llewellyn
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