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Diaspora project

Reseaux et libertés

Dirt Noze, le mercredi Octobre 2010

À l’heure où va sortir le film de David Finsher sur Facebook, le gros, et gras, réseau social controversé de Mark Zuckerberg, les 4 étudiants en informatique de la New York University à l’origine du projet de réseau social libre et décentralisé appelé Diaspora, sortent la version pour développeur de leur application en ligne.

Ce qui signifie que que l’on ne peut pas encore se créer de compte pour partager ses photos sexy avec tata Simone, mais ça veut dire aussi que le projet existe bel et bien, et, surtout, qu’il est viable. De manière plus concrète, le code du projet est jeté en pâture aux hordes de développeurs qui voudraient donner un coup de main à débugger la bête, puis à l’améliorer.

« Le réseau social open source respectueux de la vie privée, contrôlé par les utilisateurs et entièrement à construire »

Avec Diaspora vous choisissez ce que vous partagez et avec qui. Vous restez également maître et propriétaire de vos données. Le système est évolutif et vous pourrez ajouter et partager des flux externes, comme, par exemple, votre compte Facebook, des fils RSS ou bien des comptes Twitter. Il est également prévu un système de plugins et d’API qui pourraient ajouter autant de fonctionnalités que possible à Diaspora via la communauté de développeurs.

Un réseau social décentralisé

On le sait, quand on mets des données sur un réseau social centralisé, elles ne nous appartiennent plus. (Voir l’excellente conférence de David Larlet)

Les 4 instigateurs du projet Diaspora, Daniel Grippi, Maxwell Salzberg, Raphael Sofaer et Ilya Zhitomirskiy auraient eu l’idée après avoir entendu un de leurs professeurs, expliquer que les réseaux centralisés « espionnaient gratuitement ».

Le concept de Diaspora se positionne franchement comme un anti-Facebook et repose sur l’idée d’un réseau social open source, dans lequel on aurait la maitrise totale sur ce que l’on partage et avec qui, le tout entièrement paramétrable et basé sur une technologie décentralisée en Peer to Peer, c’est à dire sans passer par un quelconque serveur central et en utilisant les autres ordinateurs connectés au réseau.

Cela signifie donc, et ce n’est pas anecdotique, que vos données personnelles ne seront plus stockées sur les serveurs d’une multinationale quelconque mais sur votre propre ordinateur.

Quand deux profils communiquent ensembles, tous les échanges se font directement entre les deux ordinateurs de manière cryptés et vous gardez le contrôle total sur vos données.

C’est génial, le concept est excellent, mais pour cela il faut posséder son propre serveur et ce n’est pas le cas de tout le monde (pour le moment en tout cas). Des solutions d’hébergement sont toujours possibles mais peu pratique pour madame Michu, et payante.

Reste à savoir si la masse est prête, parce-qu’un réseau social vide...

Les 4 Beatles nous présentent leur projet

Attention au bonus caché !

Voilà à quoi ça ressemble, pour le moment, en action

Activer la HD en 720P et le plein écran pour y voir quelque-chose.

- Vous pouvez également tester l’interface de la bête par vous même à cette adresse (demo) : http://pivots.joindiaspora.com/login

http://www.joindiaspora.com/