Sorti en 2008, le livre "L’underground musical en France" dresse un panorama très documenté de la musique expérimentale française, née avec Mai 68, qui entre en résistance contre une culture embourbée dans les yéyés et une société en pleine crise sociale, une décennie avant la déferlante punk que connaitra le territoire à la fin des années 70.
Eric Deshayes et Dominique Grimaud y relate l’émergence de cette contre-culture musicale protéiformes, qui répondra alors aux noms de musique improvisée, musique expérimentale, rock in opposition ou encore free jazz. On y croise Red Noise, Richard Pinhas, Barricade, Catalogue, Jean-François Pauvros, Metal Urbain, Soixante Etages, Urban Sax, Pascal Comelade, Jac Berrocal, Lard Free, Gong, les labels Atem, Disjuncta, Saravah, etc.
L’ouvrage nous emmenant au-delà de 2000, on regrettera seulement l’absence de la nouvelle génération, qui éclot au milieu des années 90, avec des improvisateurs et expérimentateurs sonores tels que Jean-Philippe Gross, Alexandre Bellenger, Christophe Havard, Arnaud Rivière, Julien Ottavi, Norman d. Mayer, Christine Sehnaoui, Quentin Dubost, Thomas Burvenich ou encore Thomas Charmetant, les fanzines tels que Monotrains & Satellites, Supersonic Jazz ou Peace Warriors, les labels comme Vert Pituite, Fibrr Records, fragm/ent, etc.
"L’underground musical en France" reste cependant indispensable à toute bibliothèque qui se respecte.
foxylounge



Vos commentaires
# Le 25 avril 2011 à 21:15, par Yaan
En réponse à : L’underground musical en France
Chez le même éditeur, les très bons Great Black Music et Musiques expérimentales, tous deux de Philippe Robert.
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