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Le déclin du "Cool Japan"

La fin d’une ère culturelle au Japon ?

Yann, le mardi Mars 2013

Que nous le veuillons ou non, les "biens culturels" que nous autres petits amateurs microbiens à l’ère de la globalisation affectionnons tant, sont soumis à des facteurs politiques et géostratégiques qui nous dépassent largement. Un exemple récent : la "révélation" officielle de ce qui pour beaucoup n’était qu’un secret de polichinelle : le soutien financier apporté par la CIA aux expressionnistes abstraits aux Etats-Unis, faisant de New-York la nouvelle capitale culturelles mondiale… Alors qu’il existe très clairement une "vogue nipponophile" en France depuis disons les années 90, il semble que le "géant aux pieds d’argile" commence à faiblir…

Manga, anime, art contemporain, mais aussi cinéma d’"auteurs" : la France est le pays européen où le Japon bénéficie du plus fort "capital sympathie". En effet, pour faire oublier les visées hégémoniques d’un Japon devenu fou durant la seconde guerre mondiale (et qui l’a très chèrement payé…), elles mêmes induites par la très dure éthique Samouraï héritée du Moyen-Âge (je vous invite à lire sur ce sujet mon article "D’encre et de sang. A propos de Yûkoku Rites d’amour et de mort (1966) de Yukio Mishima"), et en dehors des scènes les plus "underground" qui développent leur propre économie, le Pays du Soleil Levant se mit à développer des formes de culture plutôt consensuelles, facilement exportables, qui culminent dans l’esthétique "kawaii". D’abord enthousiastes, il semble que les européens, et en particulier les français, ne mordent plus si facilement à l’hameçon…

Créateur du site kanpai.fr, une bonne référence pour commencer à apprendre les rudiments de la culture japonaise contemporaine et suivre son actualité, Gael, passionné d’anime, de manga, gamer depuis de longues années, nous explique lucidement les rouages de ce processus, chiffres à la clé.

L’article sur kanpai.fr