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Skullflower

La transe "satanico-flower power"

Yann, le mercredi Mai 2012

Skullflower fait partie de ces groupes qui, dans les années 90, semblent nous avoir servi la même soupe d’album en album, de morceau en morceau… Pas de demie mesure : soit vous zapperez au bout de 30 secondes en pensant "c’est quoi cette merde ?", soit, éventuellement psychotropes aidants, vous vous laisserez emporter par la transe de Skullflower…

Mené par l’infatigable expérimentateur britannique Matthew Bower, homme aux multiples projets et menant une carrière solo sous son nom propre ou celui de Total, Skullflower est un peu à la musique psychédélique ce que Charles Manson est au mouvement hippie : sa face obscur. Alors que l’Angleterre du début des années 80 découvre les possibilités, pas toujours probantes, du synthé, Skullflower reste attaché aux bonnes vieilles batteries et guitares et compose un stoner dont l’écoute relève de l’exercice de contrition spirituelle. Mais si vous allez jusqu’au bout, vous connaîtrez la grâce. Guitares fortement réverbérées et agrémentées d’autres effets atmosphériques, batterie ralentie qui se casse surtout pas trop le cul, Bower qui psalmodie comme un aliéné… On est en plein rituel satanique, ambiance Lucifer Rising de Kenneth Anger. Pour vous parler franchement je n’ai écouté pour le moment que trois albums du groupe (Birthdeath, 1988, Broken Flag ; Ruins, 1990, Shock ; Xaman, 1990, Shock), mais ils ont suffit à bien m’éprouver mentalement… A petites doses, donc.

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