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Kubrick interview 1966

daamien, le samedi Janvier 2011

Il se voyait devenir batteur de jazz jusqu’à ce qu’il se prenne de passion pour la photographie. C’est pourtant en réalisant des films que s’épanouira le plus brillamment le talent du jeune stanley Kubrick.

Lent, méticuleux, discret et sensiblement angoissé par le climat menaçant de son époque, Kubrick marquera ce médium de masse avec d’ ambitieux projets pop esthétisants et distanciés, tout en allant, à l’instar de Welles au devant de multiples genres. On notera chez lui un flair très sûr autant dans ses choix musicaux que dans ses collaborations (Thompson, Nabokov, c Clarke...).

Il est par ailleurs assez intéressant d’imaginer l’impact de ses films provocants sur l’esprit fantasque et singulier de david Lynch qui n’a jamais caché son amour pour la formidable adaptation de Lolita, mais évidemment on pensera aussi beaucoup à 2001, Orange Mécanique et Shining en voyant Blue Velvet ou Twin Peaks.

Mais si je vous bassine avec des choses que vous savez probablement c’est pour introduire cette précieuse interview pour Look Magazine de 1 h10 (11/27/1966) où l’on découvre avec bonheur la voix suave et posée (hal !) d’un réalisateur qui s’est par la suite habilement dérobé à ce genre d’exercice (faut dire que dans ce que vous aller entendre il hésite pas à traquer sadiquement son pauvre intervieweur).

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