WALKABOUT 1969 nicolas Roeg

samedi 30 janvier 2010, par sabrdage

Tags : survival, 70’s

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Le cineaste anglais Nicolas Roeg (Don’t look back, Eureka...) réalise le premier film qui traite sérieusement la culture aborigène, considérée par les australiens de l’ époque comme inévitablement mourante.

L’ histoire commence de façon abrupte : un père dépressif emmène ses enfants (une adolescente et un petit garçon, le fils de Roeg) en plein désert avec une intention des plus nihilistes. Les enfants s’ échappent et se retrouvent confrontés à une nature implacable, ils feront la rencontre salutaire d’ un jeune aborigène en plein "walkabout" (rituel drastique durant lequel l’ adolescent doit subvenir seul à ses besoins afin de démontrer aux siens sa maîtrise de son environnement).

Les ambitions de Roeg sont , comme à l’ accoutumée multiples : sensibilisation à l’ écologie, critique violente de la civilisation, étude sociologique par comparatisme, fable initiatique, éveil du désir et innocence perdue...Elles sont aussi prétextes à créer un climat de tension qui tient en alerte un spectateur souvent trop passif.

Il est fascinant d’ observer que son fatalisme dramatique et sa rigueur intellectuelle sont presque diminués par la sidérante présence de l’ acteur David Gulpili, qui deviendra vite l’ ambassadeur vigoureux et charismatique de la culture aborigène.

Vos commentaires

  • Le 30 janvier 2010 à 14:33, par Roeg En réponse à : WALKABOUT 1969 nicolas Roeg

  • Le 3 février 2010 à 23:25, par Yann En réponse à : WALKABOUT 1969 nicolas Roeg

    Et que penses-tu de Performance avec Mick Jagger ?

  • Le 5 février 2010 à 18:53, par ? En réponse à : WALKABOUT 1969 nicolas Roeg

    pas encore vu celui la, mais c’ est l’ occasion de souligner son intérêt marqué pour les figures de la pop musique (art garfunkel très convainquant dans bad timing, david bowie dans le mitigé the man who fell from mars)

  • Le 9 novembre 2010 à 12:12, par DrNoze En réponse à : WALKABOUT 1969 nicolas Roeg

    Moi j’ai trouvé le film un peu trop lent et j’ai également trouvée la morale manichéenne et le culte du bon sauvage face au méchant homme moderne un peu simpliste et caricaturale.

    Plus je vois de films de N. Roeg, plus l’excellent Don’t Look Back se bonifie et semble être un cas isolé. Peut-être son film le moins personnel (et le meilleur).

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