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WALKABOUT 1969 nicolas Roeg

daamien, le samedi Janvier 2010

Le cineaste anglais Nicolas Roeg (Don’t look back, Eureka...) réalise le premier film qui traite sérieusement la question de la culture aborigène, considérée par les australiens de l’ époque comme inévitablement mourante.

L’ histoire commence de façon abrupte : un père dépressif emmène ses enfants (une adolescente et un petit garçon, le fils de Roeg) en plein désert avec une intention peu réjouissante. Les enfants s’ échappent et se retrouvent confrontés à une nature implacable, ils feront la rencontre salutaire d’ un jeune aborigène en plein "walkabout" (rituel drastique durant lequel l’ adolescent doit subvenir seul à ses besoins afin de démontrer aux siens sa maîtrise de son environnement).

Les ambitions de Roeg sont , comme à l’ accoutumée multiples : sensibilisation à l’ écologie, critique violente de la civilisation, étude sociologique par comparatisme, fable initiatique, éveil du désir et innocence perdue... Elles sont aussi prétextes à créer un climat de tension qui tient en alerte un spectateur souvent trop passif.

Il est d’ailleurs fascinant d’ observer que son fatalisme dramatique et sa rigueur intellectuelle sont presque diminués par la sidérante présence de l’ acteur David Gulpili, qui deviendra vite l’ ambassadeur vigoureux et charismatique de la culture aborigène.